On se propose dans ce qui va suivre de citer les passages les plus marquants du premier chapitre de « Multivers et réalité humaine ». Des extraits du chapitre 2 peuvent être lus dans  http://retroureternel.canalblog.com/. Enfin d’autres extraits du livre se trouvent dans http://dimultive.canalblog.com/ (Dieu et Multivers) et http://eximultive.canalblog.com/ (Multivers et existence)

Dans ce premier chapitre, Loujoz commence par souligner l’écart croissant qui se creuse entre, d’une part, ce que la science, et surtout la science contemporaine, nous apprend du monde, du cosmos et de la réalité physique et, d’autre part, notre bon sens quotidien, « celui qui nous suffit pour marcher, manger, aimer… mener une simple vie d'être humain » (§ 2). Il parle d’une stupéfaction croissante, et dresse une « courbe de stupéfiance ». Jusqu’où ira-t-elle cette courbe, jusqu’où montera-t-elle ? s’interroge-t-il. Car « le principal intérêt de cette courbe ne réside-t-il pas en son extrapolation, qui devrait nous mener à l'ultime secret de l'univers ? » Et cela, n’en déplaise aux esprits mesquins pour qui il serait vain, superflu et inutile de s’interroger sur un tel secret, car « on connaît les ritournelles philosophiques, et ceux qui les professent, qui voudraient nous défendre de vouloir y accéder, voire seulement rêver d'y accéder.» (§ 2)  

Une importante partie de ce premier chapitre est consacrée à l’exposition des théories actuelles du multivers, certes confuses à souhait. Néanmoins, indépendamment de ces théories, et en dépit de leur grand désordre et leur caractère très conjecturel, si l’on réfléchit « sans les béquilles – ou les entraves – de la science », l’idée d’un multivers s’impose à nos esprits en ce 21ème siècle.

 Si bien que ce premier chapitre pourrait aussi être sous-titré « Prouvez-nous qu’il n’existe que notre univers ! » ("Give evidence our universe is the only universe !"). (§ 8)

Enfin Loujoz s’interroge sur les conséquences immédiates, concernant notre perception du monde, qu’il faut tirer de la notion de multivers. L’une des plus prégnantes et vertigineuses, est que cela conduit à l’idée d’infini. Non plus un infini purement mathématique, celui étudié par Cantor, mais un infini « réel » ce qui ne peut que faire chavirer la raison.). Dieu nous protège de cette idée folle, puisqu’il limite l’infini. Mais si l’on fait abstraction de Dieu « nous sommes confrontés, sans garde-fous, à l'infini abyssal » (§21)