On peut être amené à se demander si les particules sub-atomiques, et les champs qui leur sont associés, correspondent bien à des entités réelles, comme on les imagine.

De là à penser qu'elles ne sont que notre « figuration mentale » des relations et des rapports qui structurent la réalité, mais qu’hormis ces derniers il n'y aurait rien d'autre de réel, le pas peut être rapidement franchi.

Ainsi, il se peut concevoir que tout dans l’univers se réduise à des rapports, sans rien d’autre que ça – et, faisant un pas de plus, concevoir de ces derniers qu’ils puissent être intégralement traduits en fonctions mathématiques, avec leurs coefficients, leurs variables, et de surpuissants outils statistiques associés, tout cela extraordinairement complexe. 

A partir de là, en concevant que le fondement de l'univers n’est que mathématique, on en arrive au multivers de niveau 4 de Max Tegmark : notre univers, comme tous les univers du multivers, pourrait se réduire à de gigantesques ensembles de valeurs associées selon des rapports mathématiques, sans qu’il y ait, par-delà, aucune autre réalité concrète ultime qui les soutiennent. On en arrive à l’idée d’univers numériques. 

Si nous adoptions ce point de vue, il deviendrait aussitôt plus aisé pour nos esprits humains de concevoir une infinité d'univers. Puisque ces univers ne sont que numériques, ils pourraient « tout compte fait » ne pas prendre beaucoup de « place », voire ne pas prendre de place du tout. Voilà qui réconforterait ceux qui s’interrogent sur où, et comment, caser une infinité d'univers.

(Multivers et réalité humaine, Louis Loujoz, § 13, p. 40)

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We may be led to wonder whether subatomics particles, and the fields associated with them, correspond to real entities, as we imagine.


From this to thinking that they are only our "mental representation" of relations and relationships that structure reality, but that apart from these there would be nothing else of real, the step can be quickly crossed.
Thus, it is conceivable that everything in the universe can be reduced to relations, without anything else - and, taking a step further, to conceive of these that they can be fully translated into mathematical functions, with their coefficients, their variables, and powerful statistical tools, all this extraordinarily complex.

From this point of view, by conceiving that the foundation of the universe is only mathematical, we arrive at Max Tegmark's level 4 multiverse : our universe, like all the universes of the multiverse, could be reduced to gigantic sets of values ​​associated in mathematical relations, without there is being, beyond that, any other ultimate concrete reality that supports them. We come to the idea of ​​digital universes.


If we adopted this point of view, it would soon become easier for our human minds to conceive an infinity of universes. Since these universes are only digital, they could "all things considered" do not take up much "space", or even take no place at all. This would comfort those who wonder about where and how to store an infinity of universes