MULTIVERS ET REALITE HUMAINE

21 juillet 2017

INTRODUCTION

D’abord, dans cette introduction, on va exposer les grandes lignes du livre de Louis Loujoz, « Multivers et Réalité  Humaine » (paru aux Editions du Moindre) sur lequel se fonde ce blog. Ensuite, dans les pages suivantes du blog, seront cités quelques extraits du premier chapitre du livre.

Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?

Loujoz se propose d’expliquer le fameux « pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien », cette fameuse question formulée par Leibniz (Principes de la nature et de la grâce fondés en raison) – cela que, pour simplifier, on peut assimiler à la réalité.

Surtout il se propose de l’expliquer rationnellement, donc sans faire appel à du surnaturel, à une quelconque instance supérieure. La tâche est ardue, puisque toute explication de la réalité que nous observons, et qui prétend ne reposer que sur des faits réels, renvoie à la question : pourquoi ce réel, censé expliquer notre monde, existe-t-il ? Voilà qui apparaît un peu comme la quadrature du cercle.

Alors, Loujoz est-il un illuminé, un bonimenteur ou bien son raisonnement tient-il la route ? Au lecteur d’en juger.

L’axe de la pensée loujozienne est celui-ci.

C’est chaque être humain qui « extrait » son propre univers du multivers. La réalité ne vient donc que secondairement à l’être humain.

Qu’est-ce à dire ?

Deux prémisses dans le raisonnement de Loujoz.

1) Par définition, une telle pensée ne peut se concevoir que si l’on admet l’hypothèse d’une multitude d’univers, c’est à dire d’un multivers. Et, de surcroît, d’un nombre infini d’univers. Mais l’un découle de l’autre. Si multivers il y a, on ne peut limiter le nombre d’univers. Il ne peut qu’y avoir une infinité d’univers. C’est l’unique ou l’infini. http://multiversetreali.canalblog.com/archives/2017/04/20/35191744.html

Toutefois, pour Loujoz, les théories cosmologiques actuelles sur le multivers ne sont qu’un déclencheur. Elle servent à se dégager de l’idée d’un unique univers statique. Mais la pensée de Loujoz ne se fonde aucunement sur l’une ou l’autre des théories cosmologiques actuelles du multivers, dont on sait qu’elles sont balbutiantes, qu’aucune n’est expérimentalement prouvée - et aucune ne le sera peut-être jamais (difficile de prouver ce qui est hors de notre univers ), et quand on sait que tout ce qui peut être énoncé aujourd’hui sera balayé ou dépassé dans cent ans. Selon Loujoz, oui il y a multivers, mais un multivers qui transcende toutes les théories actuelles…. Serait-ce parce qu’ainsi que nous l’avons énoncé dès le début, rien de réel, au sens où nous l’entendons communément, ne peut venir expliquer le réel, sans quoi il faudrait à nouveau expliquer le réel, c. à d. pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien.

2 - L’autre prémisse de Loujoz est que l’être humain est l’existant maximal qui se puisse concevoir absolument, c’est à dire non seulement dans notre univers,  non seulement dans le multivers, mais dans tout univers qu’il soit. Il peut certes y avoir quelque part dans l’univers, a fortiori dans le multivers, plus beau, plus fort, plus intelligent même que l’être humain (une intelligence artificielle par exemple…. !) mais il ne peut pas y avoir plus existant que l’humain. L’humain a atteint l’existentialité maximale qui se puisse être dans l’absolu (un peu comme la vitesse de la lumière  est la vitesse maximale…). Loujoz n’exclut donc pas la possibilité qu’existent des extra-terrestres, ni même des extra-terrestres supérieurs à l’humain à certains égards, mais il nie qu’ils puissent s’en trouver de plus « existants » que l’être humain.

Comment fonctionne ensuite le raisonnement de Loujoz ?

L’infini (le multivers infini, en l'occurence) ne peut pas être réel. Non pas qu’il soit inexistant, mais il ne peut pas posséder l’existence telle que nous l’expérimentons, chacun de nous… Il oppose existence de degré +1, réelle, à celle de degré -1, formelle. http://eximultive.canalblog.com/archives/2017/06/04/35351958.html

D’abord parce que le multivers infini, qui contient tout ce qui est possible dans sa diversité (il y a un univers où ce papillon s’envole à droite, un univers où il s’envole à gauche) s’annule de lui-même. Si tout et son exact contraire existe, rien n’existe vraiment : exister, (et surtout exister supérieurement), c’est choisir…

L’infini des univers constitue donc le monde formel ou virtuel. Et pourtant un réel existe, à commencer par moi et ce que je pense (cogito cartésien). Cela est rendu possible parce qu’il surgit à l’intérieur de l’infini des univers comme une aspiration à l’existence unique afin d’exister. Pourquoi ? Parce que l’infini, par définition, tend à être toujours plus, à se maximaliser. ( C’est à rapprocher de la notion du « conatus » spinoziste :  « tout tend à persévérer dans l’existence »). Mais, parce que l’infini est condamné à se répéter de façon stérile, pour exister plus encore, il doit délaisser l’infini, se limiter, il doit s’uniciser.

Il le fait en choisissant un et un seul univers parmi l’infini, et cela il le fait naturellement en se dirigeant vers l’univers le plus existant, celui de l’humain. Plus encore, puisque chaque humain possède une quasi infinité de destinées, une deuxième limitation est nécessaire : il choisit la plus existante de destinées de chaque humain, la plus existentielle, la plus tournée vers le mystère de l’être.

Si bien qu’au total, le conatus aboutit à cette émergence d’un unique univers qui, parmi l’infinité des univers, contient cette destinée humaine unique, qui est propre à un être humain, et qui est la plus existante – et cela répété autant de fois qu’il se trouve d’êtres humains.  Cela pose des problèmes historiques connexes assez complexes, et mène à une théorie de l’histoire des humanités qu’on pourrait nommer une histoire transcendentale.

On comprend maintenant pourquoi il est permis de dire que c’est une destinée humaine particulière (la meilleure pour un humain donné) qui extrait un univers du multivers, l’amenant de ce fait à la réalité, et contribuant à faire ainsi « qu’il existe quelque chose plutôt que rien ». Car il n’existe « quelque chose plutôt que rien » que pour un humain donné.

Autres notions loujoziennes.

On ne peut achever ce court exposé de la pensée de Loujoz sans mentionner le fait que, puisque les univers sont en nombre infini, dans le temps comme dans l’espace, l’éternel retour s’impose, qui éternise de ce fait l’existence de cet humain dans sa meilleure destinée – ce qui est pour chacun de nous une immense espérance, celle d’une forme d’immortalité. http://retroureternel.canalblog.com

On citera aussi les notions de paradis réel et de prière païenne qui s’insèrent naturellement dans ce processus d’émergence de la réalité, d’explication de « pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien ».

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10 mai 2017

« Prouvez-nous qu’il n’existe que notre univers ! » / "Give evidence our universe is the only universe !"

On se propose dans ce qui va suivre de citer les passages les plus marquants des premiers chapitres du livre de Louis Loujoz, Multivers et réalité humaine (Editions du Moindre, Paris, février 2017).

(Ici, le chapitre 1. Pour le chapitre 2 se rendre à http://retroureternel.canalblog.com/. Voir aussi le blog Dieu et Multivers http://dimultive.canalblog.com/)

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it is proposed to quote the most striking excerpts of the first chapters of Louis Loujoz’s book, Multivers and Human Reality (Editions du Moindre, Paris, February 2017).

(Here is chapter 1. For chapter 2 go to http://retroureternel.canalblog.com/ See also God and Multiverse,http://dimultive.canalblog.com/ )

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20 avril 2017

La notion de multivers est proche d’être parfaitement réaliste. /The notion of multiverse is close to being perfectly realistic.

Bien que la réalité du multivers ne soit pas prouvée, il est devenu proche d’être tout ce qu’il y a de plus parfaitement réaliste. Il a, en tout cas, quitté le domaine de la fantaisie débridée des auteurs de science-fiction. (Pour un nombre croissant de scientifiques, le multivers est devenu la seule hypothèse compatible avec les données actuelles de l’astrophysique.) Il faut rappeler que Copernic n’avait pas, en son temps, prouvé à proprement parler que la terre tournait autour du soleil. Sa contribution, essentielle, a été de proposer la meilleure théorie qui expliquait les faits observés. Ce n’est qu’en 1727 que l’astronome James Bradley en apportera la preuve expérimentale, par l’observation de ce qu’on nomme le phénomène d’aberration de la lumière.

(Multivers et réalité humaine, Louis Loujoz, § 6 p.18 )

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Although the reality of the multiverse is not proven, it has become close to being all that is most perfectly realistic. He has, in any case, left the field of unrestrained fantasy of science fiction writers. (For a growing number of scientists, the multiverse has become the only hypothesis compatible with current astrophysics.) It must be remembered that Copernicus did not, in his own time, prove that the earth revolved around the Sun. Its essential contribution was to propose the best theory that explained the observed facts. It was not until 1727 that the astronomer James Bradley brought experimental proof, with observation of what is called the phenomenon of aberration of light.

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Une hypothèse féconde / A fertile hypothesis

 

Il y a seulement quelques dizaines d’années, il aurait fallu prendre un luxe de précautions avant de parler de multivers, ne le faire qu’en chuchotant, sous peine d’être aussitôt taxé de joyeux farfelu par la communauté scientifique, tellement l'idée apparaissait chimérique. Elle est maintenant l'une des hypothèses les plus étudiées et les plus fécondes de la science cosmologique.

 (Multivers et réalité humaine, Louis Loujoz, § 5, p.18 )

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Only a few decades ago, it would have been necessary to take a luxury of precautions before speaking of
multiverse, to do it only by whispering, under penalty of being immediately considered as merry jokes by the scientific community, so this idea appeared chimerical. It is now one of the most studied and most fruitful hypotheses of cosmological science.

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De nombreux modèles de multivers / Many multiverse models

Il n’y a pas un seul, mais plusieurs modèles de multivers. L’astrophysicien américain, d’origine suédoise Max Tegmark en a dressé la classification sur 4 niveaux. Cf. par exemple sur internet  : http://space.mit.edu/home/tegmark/PDF/multiverse_sciam.pdf

(L'auteur reprend cette classification, en ajoutant au niveau 1 les multivers cycliques, qu’on appelle aussi oscillatoires. Au niveau2, il ajoute les multivers engendrés par des collisions de branes.)

 (Multivers et réalité humaine, Louis Loujoz, § 6, p. 18)

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There is not a single, but several multiverse models. The American astrophysicist, of Swedish origin Max Tegmark has classified it on 4 levels.http://space.mit.edu/home/tegmark/PDF/multiverse_sciam.pdf
(Louis Loujoz takes up this classification, but adds to level 1 the cyclic multiverse, which are also called oscillatory.) At level 2, it adds the multiverse generated by brane collisions.

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Une multitude de Big Bangs / A multitude of Big Bangs

Toutefois, les théories qui paraissent les plus prometteuses sont celles qui envisagent une multitude de Big Bangs, éclatant de-ci, de-là, dans un « méta-espace ». Selon ces différentes théories, le Big Bang ne serait pas un phénomène unique. Tout au contraire, ce serait un phénomène ordinaire, banal, qui ne cesserait de se répéter à l’intérieur du multivers.

Par exemple, c’est le modèle dit des univers-bulles, selon lequel des poches d’hyper-expansion, comme celles à l’origine de notre Big Bang et ayant généré notre espace, apparaitraient un peu partout dans un méta-espace en inflation éternelle.

Un autre modèle est celui d’un multivers engendré par les trous noirs, qui parsèment l'univers. Certains d'entre eux génèreraient en leur centre un nouvel univers, lequel, logeant en lui d'autres trous noirs, engendrerait à son tour de nouveaux univers, etc

(Multivers et réalité humaine, Louis Loujoz, § 6,3, p. 22)

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However, the theories that
seem most promising are those contemplating a multitude of Big Bangs, bursting
here and there in a "meta-space". According to these different
theories, the Big Bang would not be a unique phenomenon. On the contrary, it
would be an ordinary, banal phenomenon which would never cease to be repeated
within the multiverse.
For example, it is the so-called universe-bubble model, according to which
pockets of hyper-expansion, like those at the origin of our Big Bang and having
generated our space, appear everywhere in a meta-space in Eternal inflation.
Another model is that of a multiverse engendered by the black holes, which dot
the universe. Some of them would generate in their center a new universe,
which, housing in it other black holes, would in turn generate new universes,
etc.

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Les Branes / The Branes.

Une autre conception du multivers fait intervenir les branes (cf. § 6,2.), ces espèces de membranes géantes se mouvant dans un espace à neuf dimensions spatiales, plus une dimension temporelle – les six dimensions spatiales supplémentaires passant inaperçues à notre regard26. Lorsque deux branes se touchent, il devrait apparaître des quantités considérables d'énergie qui détruisent les structures cosmiques qui s’y étaient construites, tout en préparant la réapparition de nouveaux univers. En conséquence, il se produirait un peu partout des Big Bangs dans le méta-espace, puisque d’autres branes, en nombre peut-être incalculable, s’y étendraient, et pourraient se percuter.

(Multivers et réalité humaine, Louis Loujoz, § 6, 3-3, p,25)

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Another conception of the multiverse involves the branes. These giant membranes moving in space with nine spatial dimensions, plus a temporal dimension - the six additional spatial dimensions passing unnoticed by our gaze. When two branes touch, there should be considerable amounts of energy that destroy the cosmic structures that were built there, while preparing the reappearance of new universes. As a result, Big Bangs would be found everywhere in the meta-space, as other branes, perhaps in incalculable numbers, would stretch themselves out and could strike each other.

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Bouillonnement, bulles de champagne, mousse de savon…/ Bubbling, champagne, soap foam ...

Ce qui, au final, apparaît le plus probable pour nombre de cosmologistes, c’est que, globalement, le multivers doit être considéré comme un foisonnement d’univers, dont notre univers, un parmi tant d’autres, n’est que le produit. Une comparaison qui s’impose à l’esprit, lorsqu’on envisage ces univers qui n'en finissent pas d'être engendrés d'une manière ou d'une autre, semble être de penser à un gigantesque bouillonnement : au fil des temps, dans un renouvellement constant, naissent, éclosent puis disparaissent une multitude d’univers – selon des mécanismes qui restent à confirmer. On parle aussi, plus poétiquement, d’un multivers en bulles de champagne. D’autres font la comparaison avec de la mousse de savon, dont les bulles naissent, grossissent puis disparaissent.

(Multivers et réalité humaine, Louis Loujoz, § 6,4 p. 26)

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What is ultimately most probable for many cosmologists is that globally, the multiverse must be considered as a profusion of universes, of which our universe, one of many others, is only the product. A comparison which imposes itself, when one considers these universes which never cease to be engendered in one way or another, seems to be thinking of a gigantic bubbling: over time , In a constant renewal, are born, hatch and then disappear a multitude of universes - according to mechanisms that remain to be confirmed. We also speak, more poetically, of a multiverse in bubbles of champagne. Others make the comparison with soap-suds, whose bubbles are born, grow and then disappear.

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Le multivers d’Everett (1) / Everett’s Multiverse (1)

C'est selon un tout autre processus de pensée qu'on en arrive au multivers de Hugh Everett, qui est une conséquence directe de la physique quantique, et qui peut être considéré, historiquement, comme le premier modèle moderne de multivers.

Tout le monde, de nos jours, connait « le paradoxe du chat de Schrödinger29 », ce chat qu'on enferme dans une boîte, associée à un système (arme, poison...) qui le tuera, ou non, selon la valeur que prendra une particule issue d'une manipulation physique quantique pratiquée à côté. Le paradoxe est que, juste après que cette manipulation aura été faite, et tant que l’intérieur de la boîte n'aura pas été observé, le chat demeurera à la fois mort et vivant : on veut dire par là qu’il peut aussi bien être découvert mort que vivant.

C’est l’observateur qui fait apparaître le réel.

Ce qui est pour le moins étrange.

On pourrait même, à l’aide d’un dispositif quelconque, enregistrer puis retarder la prise de connaissance du résultat de l’expérience, sans que ça nuise au résultat, ce qui amènerait alors à énoncer que l’observateur a comme interagi avec un événement passé.

 (Multivers et réalité humaine, Louis Loujoz, § 6,5 - p. 27)

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It is according to a completely different process of thought that we arrive at the multiverse of
Hugh Everett, which is a direct consequence of quantum physics, and which can
be considered historically as the first modern model of multiverse.
Everybody in our day knows "the paradox of Schrödinger's cat,"  this poor cat that is locked in a box, associated with a system (weapon, poison ...) that will kill it or not,
depending on the value that will take a particle resulting from a quantum
physical manipulation practiced beside. The paradox is that, just after this
manipulation has been done, and as long as the inside of the box has not been
observed, the cat will remain both dead and alive: this means that it can be
discovered so dead as alive.
It is the observer who makes reality appear.
Which is strange, to say the least.
One could even, by means of some device, record and delay the knowledge of the
result of the experiment without affecting the result, which would then lead to
state that the observer has interacted with a past event.

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Le multivers d’Everett (2) / Everett’s Multiverse (2)

Everett proposa une solution extrêmement hardie.

Selon lui, plutôt que de concevoir qu’au moment où se fait l’observation du chat, l’état de superposition se réduit brusquement à l’un ou à l’autre des deux états, c’est à dire chat mort ou chat vivant, il faut considérer que la superposition des états ne s’arrête pas là, mais englobe l’observateur lui-même. Il y a donc deux observateurs identiques qui se superposent : l’un qui observe le chat mort, l’autre qui observe le chat vivant. Et cette superposition se poursuit si l’on considère les collègues à qui l’observateur racontera le résultat de l’expérience : se superposeront les collègues qui entendront dire que le chat est mort, et les mêmes collègues qui entendront dire qu’il est vivant. Et cette superposition se propagera aux amis des collègues en question à qui ils en auront parlé, et ainsi de suite (C’est donc que la fonction d’ondes ne s’effondre jamais, mais se poursuit indéfiniment. Elle inclut l’observation, donc l’observateur, puis l’avenir de cet observateur, et ce qui lui succèdera, jusqu’à la disparition de l’univers. De fait, les physiciens font remarquer que le soi-disant « effondrement » de la fonction d’onde n’appartient pas à son équation mathématique : il n’est qu’une hypothèse surajoutée, ad hoc, pour le confort de l’esprit, pour ne pas avoir « à se poser de problèmes ».)

Ce sont en définitive deux univers différents qui se sont mis en place lors de l’expérience, dont le point de départ est cet unique événement quantique. 

Pour lire la thèse d’Everett, cliquer sur ce lien .. http://www-tc.pbs.org/wgbh/nova/manyworlds/pdf/dissertation.pdf

 Everett’s  Multiverse (2) (§ 6,5 – p.29)

(Multivers et réalité humaine, Louis Loujoz, § 6,5 - p. 29)

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Everett proposed an extremely
bold solution.
According to him, rather than to conceive that when the observation of the cat
is made, the state of superposition abruptly reduces to one or the other of the
two states, that is dead cat or cat alive, It is necessary to consider that the
superposition of states does not stop there, but encompasses the observer
himself. There are therefore two identical observers who overlap: one who
observes the dead cat, the other who observes the living cat. And this
superposition continues if one considers the colleagues to whom the observer
will tell the result of the experiment: the colleagues who will hear that the
cat is dead, and the same colleagues who will hear that he is alive. And this
superposition will spread to the friends of the colleagues in question to whom
they will have spoken, and so on. (Therefore the wave function never collapses,
but continues indefinitely, including observation, then the observer, and then
the future of this observer, and what will succeed him until the universe
disappears. In fact, physicists point out that the so-called
"collapse" of the wave function does not belong to its mathematical
equation: it is only a hypothesis superadded, ad hoc, for the comfort of the
mind, so as not to "have to pose problems.")
These are, in short, two different universes that have been set up during the
experiment, the starting point of which is this unique quantum event.
To read Everett’s thesis, click on this link ..
http://www-tc.pbs.org/wgbh/nova/manyworlds/pdf/dissertation.pdf

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